Programme culturel et festif

Le congrès de l’AISLF tient à honorer les dimensions culturelles et artistiques de Montréal en proposant aux congressistes plusieurs rendez-vous festifs et conviviaux.

Suite à l'accueil d’ouverture, trois soirées ont ponctué la semaine : sous le signe du Jazz, pour souligner le lien de la musique d’improvisation à la ville de Montréal (Ça jazze en sociologie) ; du plaisir des papilles au son des musiques émergentes du Québec (Soirée festive) ; de la culture du numérique au cœur de la vie nocturne de la métropole (La nuit de la sociologie). La culture et les arts sont, chaque été à Montréal, sur le devant de la scène à travers de nombreux festivals internationaux et animations de rue. Ces soirées en seront l'écho sociologique.

L’accueil débute à 19h30 au rez-de-chaussée du bâtiment.

Après une présentation rapide de la soirée, commence, à 20h, une série de présentations de huit minutes illustréées par des projections sur grands écrans. Le thème de ces présentations éclair est celui de la « société des savoirs citoyens ». De quelles manières les nouvelles pédagogies universitaires (MOOC, Design Thinking, téléprésence…) liées à la culture du numérique, mais aussi toutes les méthodologies créatives (FabLabs, Charrette, Bodystorming…) influencent-elles le savoir et qu’ont-elles à apprendre de/à la sociologie ?

Les conférenciers/ères des présentations éclair sont :

  • Christophe Abrassart, professeur de design industriel, co-directeur du Lab Ville Prospective, université de Montréal, « Gare remix, un living lab pour repenser la ville » ;
  • Luc Courchesne, co-directeur de la recherche du Metalab (SAT), « Ad hoc / in situ : SAT | Métalab »
  • Nadia Duguay, co-fondatrice et co-directrice d’Exeko, « Mobilisation inclusive de connaissances : la médiation intellectuelle, une pédagogie à la jonction de la philosophie et des arts » ;
  • Luc Gaudet, directeur du développement et co-directeur artistique, Équipe Mise au jeu, « L’Art de faire du public un acteur co-législateur » ;
  • Célya Gruson-Daniel, coordinatrice MOOC (Centre Virchow-Villermé), doctorante (CRI, Paris) et co-fondatrice de HackYourPhD : « Recherche, échange, partage : instants capturés du quotidien numérique d’une doctorante ».
  • Alexia Bhéreur-Lagounaris, Fondatrice de ABLBLALAB (jeux à portée sociale) et coordonnatrice du laboratoire Ville et ESPAces politiques (VESPA) de L'INRS, « Le jeu est un langage qui engage : interactivité, co-design et motivations des jeux à portée sociale ».

À 21h plusieurs activités d'une trentaine de minutes chacune sont proposées en parallèle :

  • dans l'espace café de la grande salle, une activité sociale et ludique, le socio-dating, est proposée (sur inscription préalable) ;
  • dans la Satosphère (théâtre immersif avec un écran de 360°) est projeté le film d’artiste de Yan Breuleux, Nuée/Swarm, 2015 (trois séances) ;
  • au dernier étage de la SAT, l'espace terrasse est ouvert pour des discussions informalles autour d'un verre à la belle étoile.

L’AISLF exprime sa vive gratitude à Yan Breuleux pour offrir gracieusement aux congressistes la découverte de son œuvre Nuée/Swarm. La notion d’émergence résulte de l’interaction d’un grand nombre de composante selon des règles simples, elle traverse la matière inerte, la vie humaine et animale. Cette notion s’applique également à la perception du spectateur. Concrètement, la pièce se présente sous la forme d’un environnement global constituée de forme complexes, organiques en constante mutation. Sur le plan esthétique, la pièce explore la relation entre des nuées de particules et de grains sonores (Yan Breuleux [NAD] : réalisation, animation, musique et montage ; Samy Lamouti, Sam Chenennou (Sam et Sam) : animation 3D et montage).


Yan Breuleux

Diplômé d’un doctorat en musique, il est professeur régulier à l'École des arts numériques, de l'animation et du design (NAD-UQAC). Depuis une dizaine d’année, il collabore avec des musiciens et compositeurs pour la création de pièces multi-écrans, panoramiques et hémisphériques. En vidéo, soulignons la série de vidéo ABC Light, (mention honorable, Ars Electronica 1999). Ses œuvres ont été diffusées aux festivals Transmediale à Berlin (1999, 2004), ISEA à Paris (2000) et au Japon (2002), Dissonanze (2003) à Rome, Lille (2004), Scopitone à Nantes (2009) etc. Ses projets en ligne ont été présentés au Musée du Québec, de Rimouski et au New Museum of Contemporary Art de New York.

La Salle des pas perdus de la gare Windsor se trouve au centre ville, à la station de métro Bonaventure (ligne orange).

L’accueil des participant·e·s a lieu à partir de 19h45, la remise du prix du Jeune sociologue à 20h15 et le repas, sous forme de buffet, est servi à partir de 20h30.

La soirée est sous la houlette de Geneviève Borne, personnalité de la scène musicale québécoise. Animatrice de télévision et de programmes musicaux hebdomadaires (MusiquePlus, Solidrok, Belle et Bum), elle anime la soirée et assure la partie musicale : musique d'ambiance durant le repas, dansante ensuite.


Geneviève Borne

Passionnée de voyages, de mode de photographie et surtout de musique, Geneviève communique sa passion pour ces univers à travers le petit écran, la radio ou les publications auxquelles elle contribue. Être deejay pour elle, c'est une véritable fête dans laquelle elle plonge en explorant différents styles musicaux et différentes époques afin de s'assurer que tous restent sur la piste de danse ! (photo Mademoiselle aine le style).

Parallèlement au Festival international de jazz qui se tient à Montréal chaque année, le Congrès organise un événement de réflexion et d’échange en musique sur le thème du jazz à Montréal.

Pour commencer, les participant·e·s se rendent à l'Agora Hydro-Québec du pavillon Cœur des sciences (complexe des sciences Pierre-Dansereau) pour visionner des œuvres expérimentales – le film Begone Dull Care réalisé en 1949 et un extrait du vidéogramme Y’a du dehors dedans complété en 1973 – dont les bandes sonores donnent à entendre des jazzmen montréalais (Oscar Peterson et le Jazz libre du Québec). Cette courte projection est suivie d’une mise en perspective historique d’Éric Fillion précisant les liens entre l’expérimentation musicale dans le jazz et les bouleversements politiques, sociaux et culturels des années 1960 et 1970 au Québec. Un duo chant et contrebasse, composé des musicien·ne·s professionnel(le)s Annie Poulain et Normand Guilbeault, propose ensuite une performance éducative sur le jazz, ses styles, ses formes, son contexte et son évolution à l’intérieur de l’histoire de Montréal.

La seconde partie de la soirée se déploie en deux temps : Frédérick Lemarchand, sociologue-musicien de l’AISLF, Annie Poulain et Normand Guilbault discutent d’abord des trajectoires multiples du jazz de part et d’autres de l’Atlantique. Puis un interlude musical, tiré des archives sonores de l’OSBL Tenzier, sert d’amorce pour un entretien entre Eric Fillion et Robert M. Lepage, figure importante des musiques improvisées au Québec (cofondateur de l’Atelier de musique expérimentale et de l’étiquette Ambiances magnétiques) et compositeur de musique de film.

Les participant·e·s peuvent enfin prolonger la soirée aux différents concerts de jazz qui se tiennent sur les scènes extérieures, place des Arts, à quelques pas de là.

Cette soirée est en partenariat avec l’équipe de recherche CELAT (Cultures, Arts, Sociétés).


Eric Fillion

Fondateur et directeur-général de Tenzier, un OSBL dont le mandat est de conserver et de mettre en valeur des archives sonores issues des avant-gardes québécoises, Eric Fillion a été batteur et percussionniste pour de nombreux groupes montréalais avant de se consacrer à la recherche. Doctorant au département d’histoire de l’université Concordia, où il s’intéresse aux origines de la diplomatie musicale canadienne, Eric Fillion prépare aussi un ouvrage sur le Jazz libre du Québec – un groupe actif entre 1967 et 1975 – dans lequel il discute de la place occupée par le free jazz dans le projet révolutionnaire de la gauche indépendantiste québécoise.